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| | GABY & JASON ★ You don't bother me anymore. | |
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 Gabriel M. Griffin.  Survivant. ; My new Life is here • Ma Célébrité : Ryan Taylor • Nombre de messages: 1579 • Age du perso: 21 ans. • Métier avant d'attérir ici: Il n'y a vraiment que sur une île que l'on en vient a regretter le lycée. • Personne(s) côté-coeur: Don't you dare do this to me. • Mon image du moment: 
 | Sujet: GABY & JASON ★ You don't bother me anymore. Lun 25 Avr - 20:33 | |
| « Des fois je me dis que je suis pas né dans le bon sens, genre je suis sorti de ma mère à l’envers et les mots que j’entends je les entends à l’envers, les gens que je devrais aimer je les hais et les gens que je hais... »
Je les enchainais, les situations improbables, les rencontres pénibles, pétrifiantes. Mieux valait pour moi que je reste cloitré chez moi, bien que cela se traduise simplement par demeurer allongé pendant des heures sous ma tente de fortune en me morfondant sur moi-même. Malgré l'ennui, j'aimais cette paix que me conférait l'espace confiné. Pour réfléchir, non. Enfin, sans doute que cela aurait été l'occasion idéale pour 'penser' et tourner dans tous le sens toutes ces images qui me peinaient afin de trouver une solution si j'avais seulement essayé de le faire. Hors ce n'était pas le cas. J'avais déjà passé bien assez de temps sur le problème, inutile de poursuivre. Je n'avais plus qu'à... Attendre, écouter les minutes s'écouler lentement. Ici, j'étais dans ce qui se rapprochait le plus à un chez-moi, et c'était rassurant, alors que tout s'écroulait au dehors dès que j'avais l'audace de mettre mon nez dans la vraie vie. Je n'avais revu ni Teddie, ni Samy ni même la petite Millie. Et c'était très bien comme ça, parce que je me refusais encore à me confronter à eux. Quant à Jason, eh bien... Il avait toujours été présent dans chacune de mes bourdes, inconsciemment, implicitement. Avec Teddie, Samy et même Millie, bien que pour cette dernière, je n'ai pas été au courant de l'arrangement qu'ils avaient entre eux. Et pourtant je ne l'avais même pas revu, pas depuis cette fois au phare où je l'avais laissé en plan avec de vagues paroles dont je ne me souvenais qu'à peine. Sans doute avais-je préféré les oublier plutôt que de ressasser sans cesse ces moments gênants, où ma fierté avait pris un sacré coup. La mettre de côté n'était toujours pas naturel pour moi, bien que je m'y efforce de plus en plus souvent. Par obligation plus que par décision propre, mais enfin.
Allongé sur le dos, j'observai la toile de tente qui me coupait de l'extérieur, et poussai un soupir en réalisant que je n'avais strictement rien fait de ma journée. Le pire restait encore le fait que je n'avais vu pratiquement personne en trois jours. Moi qui me révélait la plupart du temps être un véritable asocial, là, je ne pouvais pas faire pire. C'est bien simple, j'évitais toutes les personnes que je pouvais connaître, ou que je ne connaissais pas, qu'importe, je ne voulais pas ouvrir la bouche. J'en avais assez des mots, des paroles creuses. Ou peut-être était-ce le contraire, peut-être ne voulais-je plus que cela, des conversations futiles sans aucun but particulier. Ma dernière conversation sérieuse en date m'avait effrayé, avait balayé le peu de certitude qui me restait, si bien que je me trouvais complètement perdu. Encore plus que je ne l'avais été. Une autre raison pour laquelle je ne voulais pas croiser les gens de l'île était cette petite appréhension ridicule, celle qu'ils pourraient être au courant de ce qu'il s'était passé à trois tentes de là quelques jours plus tôt. Bien entendu, il y avait peu de risque qu'ils en aient entendu parler, et encore moins qu'ils en aient quelque chose à faire si c'était le cas. Pourtant, cela avait une importance pour moi. Je ne voulais me défaire de cette image de garçon clean, bien que peu avenant et renfermé sur moi-même. Ces baisers, ces étranges amitiés qui avaient viré à l’ambiguïté sévère avaient toutes les chances de ruiner cette image. Et de m'ébranler moi. J'avais toutes les raisons d'adresser une prière au grand barbu là-haut, pour qu'il m'épargne une autre rencontre désagréable lors de ma prochaine sortie.
Prochaine sortie qui se révéla très proche, puisque mon ventre se mit à gargouiller assez fort pour me tirer de mes pensées et me rappeler que j'avais besoin de manger, aussi inexistence ait été mon activité physique ce jour là. Je me redressai, passai ma main dans mes cheveux et m'extirpai de ma tente. La nuit n'était pas tombée, mais la journée avait été grise, si bien qu'à cette heure de la soirée la lumière était plutôt chiche. L'air était lourd, désagréable. J'enfonçai mes mains dans mes poches en grimaçant, maudissant cette île plus que jamais. Je voulais retourner chez moi, et l'été qui arrivait à grands pas ne faisait que me rappeler que ailleurs sur le continent, ma famille et les personnes qui avaient constitué mon entourage proches allaient se préparer pour partir dans les Hamptons. Un endroit que je n'appréciais autrefois pas tant que ça, mais qui paraissait être le paradis comparé à ma situation présente. Et j'aurais tout donné pour m'y trouver à cet instant, avec un soleil chaud et sec au dessus de la tête. Pas une couverte nuageuse basse et une humidité typique de cette partie du monde frôlant les 70%. J'étais toujours en train de maugréer en silence lorsque j'arrivai à la réserve de nourriture. J'attrapai deux fruits étranges, dont je ne connaissais pas le nom mais qui était courants sur l'île. Je mordis dans un en ramenant l'autre sur le chemin du retour. J'avais terriblement envie de viande, mais sur l'île, le régime alimentaire de la plupart des rescapés devait être végétarien, les chasseurs étant rares. Et chasser n'était pas mon truc, trop sanglant. Ça tâchait. Enfin, c'était tout à fait mangeable et je n'avais pas tellement le droit de faire le difficile ici. Je poussai un soupir, terminai le fruit un peu avant d'arriver à destination. Je n'avais croisé personne, et c'était très bien comme ça. Et je me fichais bien de savoir où ils pouvaient se terrer. Je m'apprêtai à attaquer le deuxième fruit, me disant qu'en fin de compte, cette journée s'était passée pour une fois sans accroc et que c'était fort bien comme ça, quand je l'aperçus. Jason se tenait devant ma tente, bloquant l'entrée de son corps. Je me figeai à quelques mètres de là, l'observant sans comprendre, avant de m'assombrir. Bon sang, il ne manquait plus que lui, plus qu'il ne déclenche cette chamade dans ma poitrine. Je n'arrivais pas à me décider non plus : étais-je heureux de le voir ? Oui, et non. Enfin, plutôt oui, quoi que je puisse dire, faire ou penser contre cette vérité que je fuyais depuis... trop longtemps.

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 Jason K. Cooper.  ✖ MISTER Celebrity destruction breeds creation ≈ • Ma Célébrité : Kevin Flamme • Nombre de messages: 5140 • Age du perso: 24 ans • Métier avant d'attérir ici: Mannequin • Personne(s) côté-coeur: Il y a bien une personne qui le chamboule, mais il n'est pas sûr que ce soit la bonne voie à emprunter. • Mon image du moment: 
 | Sujet: Re: GABY & JASON ★ You don't bother me anymore. Mar 26 Avr - 20:31 | |
| … Tu n'arrives pas, ou plus, à les haïr ? »
Que l'on se mette bien d'accord sur une chose : je suis totalement inconscient de la raison pour laquelle je suis ici, maintenant. Pourquoi je me tiens debout devant la tente d'une personne à laquelle je n'ai pas parlé depuis quelques temps, une personne qui présentement ne signifie pourtant pas grand chose à mes yeux. On ne pouvait pas dire que la journée avait été particulièrement enthousiasmante, je m'étais réveillé tard et avec la gu*ule de bois. Une autre fête au feu de camps, la première à laquelle j'avais assisté depuis que force m'avait été d'intervenir en voyant Samy s'adonner à des caresses et baisers en tout genre avec – précisément – le propriétaire de la tente devant laquelle j'étais debout. Non mais quelle vie de chien, vous imaginez un peu ? Devoir s'interposer dans les câlins publics de deux jeunes personnes majeures et vaccinées – quoique des fois on pouvait quand même se poser des questions -, et pour quel motif ? Oui, pourquoi Jason ne les as-tu pas laissé se bécoter ainsi, à la vue de tout le monde ? Bonne question, mais en tout cas je savais que j'avais lâché Leah, avec qui j'étais en train de danser, pour aller leur prouver que j'étais là, et que je les voyais, et que ça me dérangeait. Je ne pouvais pas expliquer, mais je ne pouvais décemment concevoir qu'il puisse y avoir QUOIQUE CE SOIT entre Gabriel et mon ex fiancée qui soit autre chose que de l'amitié, ou de la haine. Mais pas ça, non, pitié, pas de preuves de tendresse, pas de câlins, de baisers, de marques d'affection trop ambiguës. C'était peut-être égoïste de ma part, parce que dans le fond Samy avait bien besoin d'un homme pour se réconforter un peu de notre rupture, mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si elle avait fait ça, au feu de camps, c'était pour m'atteindre personnellement. Cherchait-elle à me rendre jaloux ? J'étais au courant de sa relation avec Jayden, je savais qu'il dormait chez elle – mon ancien 'chez-moi', si on peut dire – quelques fois, je l'avais même croisé, hier matin, qui sortait joyeusement de la cabane, offrant un dernier baiser à la jeune mère. Si sa copine avait fait ce qu'elle avait fait avec Gabriel, c'était de la pure et simple animosité, je me doutais qu'elle n'était pas d'humeur à sortir officiellement avec un autre homme et d'aller aussi loin avec lui, elle me l'avait bien témoigné lors de notre dernière rencontre, pas plus tard qu'hier matin, quand elle avait rougit lorsque je l'avais vue avec son nouveau Jules. Mais sans doute me trompais-je, après tout il était vrai que je ne la connaissais plus.
Pas plus que je ne connaissais Gabriel, en fin de compte. Je ne savais même pas où il habitait, je ne savais pas grand chose de lui au final, alors pourquoi avais-je envie de le connaître davantage, pourquoi est-ce que mes pensées lui étaient adressées alors que j'avais assez de problèmes comme ça pour venir en cumuler un deuxième ? Alors j'avais fais le tour du campement, la tête encore un peu douloureuse, et moi qui d'habitude était si habile, si adroit, j'avais même réussi à m'écorcher légèrement la pommette en trébuchant contre une simple branche. Merveilleux ! Que la journée s'annonçait bien ! C'est alors que j'arrivais à proximité d'une tente un peu plus isolée de celle des autres, mais de quelques mètres seulement, j'étais en train de la contourner pour me rabattre vers ma propre tente, plus enfoncée dans le campement, presque à l'opposé exact de l'endroit où celle-ci se trouvait, quand une personne surgit de derrière un arbre qui bordait les environs, m'accostant. « Si vous êtes venu piller cette tente, vous ne trouverez rien, son propriétaire n'est pas du genre à faire des provisions, il est bien trop fainéant pour ça ! », me dit-elle. Je hochais la tête, portant les mains en un geste de confusion. « Oh non, je... », commençais-je avant de me faire interrompre. Je n'étais en aucun cas venu voler cette tente, je ne faisais que passer, chose que visiblement peu de personnes faisaient vue la réaction de mon interlocutrice. « Ah ! Donc vous connaissez Gabriel ? Je l'ai vu sortir, tout à l'heure, mais il ne devrait pas tarder, il ne s'attarde jamais bien longtemps en règle générale... », me demanda-t-elle. Si vous voulez appeler ça une coïncidence, je le voyais plutôt comme un signe. Cette tente était donc celle de Gabriel. Je fis un signe de tête d'acquiescement à la dame, qui entrait parfaitement dans les stéréotypes de la dame âgée, commère comme pas possible, ne vivant que de ce qu'elle racontait sur les autres. « Très bien, je … vais l'attendre ici, dans ce cas. », répondis-je, un léger sourire poli aux lèvres. Et elle s'en alla, ne prenant pas la peine de laisser cette discussion futile s'éterniser, partant avec un panier de linge qu'elle était sans doute partie laver.
Les minutes passèrent, et je ne savais toujours pas pourquoi je restais, mais vraiment, cela n'avait aucun sens. Que lui dirais-je, de toute manière ? Que j'avais envie de le voir, mais que je ne savais pas pourquoi ? Il me prendrait sûrement pour un fou. C'est quand je me remis debout dans le but de partir que sa silhouette se dessina au loin, alors je restais là, incapable de me mouvoir et de m'en aller, et de toute manière il était déjà trop tard, il m'avait déjà vu. « Tu as une voisine un peu trop bavarde. », lui dis-je en guise de prologue. J'ignorais s'il avait envie de me voir, et même si ma présence lui posait problème, mais à vrai dire je n'avais pas eu le temps de partir. Ou plutôt si, je l'avais eu, mais j'avais mis trop de temps à me décider de m'en aller qu'il était déjà trop tard. Alors je trouvais vite quelque chose à dire qui justifierait ma présence. « Je tenais à m'excuser, pour le coup du feu de camps... Tu sais, toi, Samy... Enfin, je me suis emporté, et je tenais à m'excuser pour ça. », intentais-je, dardant mes prunelles brunes dans son regard clair. Le moins que l'on pouvait dire, c'est qu'il arrivait à faire ressortir le pire en moi, et ce à deux reprises, à deux feux de camps. D'abord, nous nous étions bagarrer sous emprise de l'alcool, et ensuite il m'avait fait enrager en compagnie de Samy. Allez savoir pourquoi j'avais encore envie de le connaître, alors qu'il aurait été tellement plus simple de l'ignorer.

« Cow-Boy Woody et sa belle Bergère ainsi que Jessie et Buzz l'Eclair se préparent pour mille aventures. » ☆ |
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 Gabriel M. Griffin.  Survivant. ; My new Life is here • Ma Célébrité : Ryan Taylor • Nombre de messages: 1579 • Age du perso: 21 ans. • Métier avant d'attérir ici: Il n'y a vraiment que sur une île que l'on en vient a regretter le lycée. • Personne(s) côté-coeur: Don't you dare do this to me. • Mon image du moment: 
 | Sujet: Re: GABY & JASON ★ You don't bother me anymore. Mer 27 Avr - 0:08 | |
| J'avais failli oublier la dernière fois où j'avais vu Jason. Comment avais-je pu ? Parce que notre rencontre avait été des plus mémorables. J'avais sans doute préféré oublier, comme pas mal de choses. J'avais du développer une capacité hors normes pour effacer de mon esprit les évènements dérangeants ou difficiles à assumer. On pourrait bientôt me décerner une palme dans le domaine de la dissimulation de vérité à sois-même. Mais maintenant qu'il se tenait devant moi pour une raison qui m'était pour l'instant inconnue, je m'en souvenais. Et c'était un souvenir du genre... plutôt cuisant, comme une bonne grosse claque dans la figure. Jason nous avait surpris, Samy et moi, aux alentours du feu de camp, complètements ivres et bien partis pour commettre des bêtises irréparables. D'un côté, j'étais heureux qu'il soit arrivé à temps, de l'autre... La fin de soirée n'avait pas été des plus agréables. Il était furieux, ça se voyait, et sur le moment, ça m'avait énervé qu'il le soit, alors que je comprenais bien les raisons qu'il avait de l'être. Il n'empêche que je m'étais énervé, parce que j'étais incapable de rester à ma place et de baisser la tête lorsque j'étais en tord. Nous aurions presque pu en finir aux mains comme notre toute première rencontre s'il n'y avait pas eu Samy. Le pire dans tout ça ? C'était lui qui venait s'excuser.
« Tu as une voisine un peu trop bavarde. » Ha, cette vieille peau qui me servait de voisine était en effet la commère la plus performante de l'île, du moins était-ce l'impression que j'avais. Le genre de petite vieille qui vous regarde sans arrêt de ses yeux perçants pour dégoter le moindre ragot à colporter. C'était bien ma veine, moi qui faisais si attention à ce que ma vie privée le reste. Quant à ce qu'elle avait à voir avec sa présence ici, je n'en avais aucune idée. « Désolé que tu y ai eu droit. » Désolé pour moi, oui. « Je tenais à m'excuser, pour le coup du feu de camps... Tu sais, toi, Samy... Enfin, je me suis emporté, et je tenais à m'excuser pour ça. » me dit-il alors d'un ton légèrement empressé, qui m'amena à penser qu'il avait ressenti le besoin de trouver une excuse pour se trouver ici. Il aurait mieux fait de s'abstenir, parce que ses excuses forceraient les miennes. Je me devais de les lui présenter après tout, et ça n'allait pas m'arracher la peau des lèvres... Enfin je ne pense pas. Je laissai échapper un petit rire qui n'avait rien d'amusé, plus pour marquer l'absurdité de son geste que pour me ficher de lui. Comme s'il était responsable de ce merdier. Je passai devant lui, posant le deuxième fruit à l'entrée de la tente avant de me retourner pour lui faire face. « C'est stupide. Tu n'as pas à t'excuser, ce serait plutôt à moi de le faire... » Je marquai une pause, remarquant à quel point il était agréable de ne pas avoir à masquer ma gêne lorsque je le regardais. Parce que je n'étais pas gêné, plus maintenant. J'avais accepté l'idée qu'il me plaisait, je l'avais même prononcée à voix haute, enfin. « Alors je m'excuse. Je n'ai pas réfléchi à ce que je faisais. » J'aurais pu ajouter également que je ne l'avais pas vu, parce que si ça avait été le cas, jamais je ne me serais avancé sur un chemin aussi instable et nous n'en serions pas là aujourd'hui. Avant, sans doute que si, rien que pour le plaisir de jouer avec ses nerfs, mais depuis que je l'avais embrassé, j'avais eu constamment envie de le fuir, alors embrasser son ex... Vous parlez d'une fuite. C'était précisément le moyen de le rameuter, et c'est ce qu'il s'était passé.
Je me mis à l'observer sans raison, songeant à ses excuses, à sa présence sur mon lieu de vie. Ses véritables motivations m'échappaient, quoi que j'aurais du me fier à ses paroles, les croire tout simplement au lieu de chercher, une fois de plus, quelque chose derrière. Cette fois au phare où j'avais trouvé absurde le fait qu'il me cherche sur l'île afin de me répondre à une question posée une semaine plus tôt, il n'avait eu aucune motivation cachée, enfin pas à ma connaissance. Il avait simplement... simplement répondu, rien de plus, malgré ma question pour découvrir si sa présence cachait autre chose. Mais non. Alors pourquoi n'en serait-il pas de même aujourd'hui ? Parce que j'espérais qu'il en soit autrement ? Qu'il soit venu pour une autre raison ? C'était idiot, absurde. La vérité, c'est que j'aurais du cesser depuis longtemps de penser à lui, de chercher à éviter cette insupportable attirance. Cela m'aurait pris pendant quelques mois, jusqu'à ce que ça passe, et on n'en aurait plus reparlé. J'aurais évoqué ça comme une passade idiote, et rien de plus. Seulement voilà, j'y avais attaché bien trop d'importance, et il m'était désormais impossible de m'en défaire. Maintenant, il était là, et me retrouvais comme un idiot à ne pas savoir quoi lui dire. C'est vrai, qu'allais-je pouvoir lui raconter ? Jason et Gabriel n'avait jamais rimé avec conversation banale et polie. Polie, à la rigueur, mais banale... non. Et je n'allais pas déroger à cette règle, certainement pas, mais en même temps, je n'avais pas non plus l'intention de le faire fuir avec des paroles mal placées. Je ne savais même pas ce qui pouvait bien se passer dans sa tête à cet instant, enfin, surement me détestait-il et cela m'aurait paru normal, après le feu de camp, après ce que je lui avais dit au phare avant de me tirer comme un voleur. A ce propos... Je me mordis brièvement la lèvre avant d'annoncer. « Je ne pensais pas te revoir, pas après... Pas après notre dernière entrevue au phare, à vrai dire. » Je ne mentionnai même pas la soirée du feu de camp, c'était inutile.

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 Jason K. Cooper.  ✖ MISTER Celebrity destruction breeds creation ≈ • Ma Célébrité : Kevin Flamme • Nombre de messages: 5140 • Age du perso: 24 ans • Métier avant d'attérir ici: Mannequin • Personne(s) côté-coeur: Il y a bien une personne qui le chamboule, mais il n'est pas sûr que ce soit la bonne voie à emprunter. • Mon image du moment: 
 | Sujet: Re: GABY & JASON ★ You don't bother me anymore. Mer 27 Avr - 23:04 | |
| Au contraire de Gabriel, j'étais loin d'avoir oublié la dernière fois que je l'avais vu, les mains de Samy se promenant sur son corps, leurs instants de tendresse que j'étais venu briser. Si j'étais arrivé quelques minutes plus tard, qui sait comment je les aurais trouvé ? S'il l'avait fait, je ne sais pas comment j'aurais réagi. Certainement mal, qui sait ? Je ne savais que trop bien ce que c'était que la jalousie, mais j'étais encore assez têtu pour ne pas la faire taire en moi. C'était plus fort que tout, il avait fallu que j'intervienne. Même si cela m'avait embêté autant qu'eux, de devoir laisser ma cavalière pour aller jouer les pseudo-justiciers, j'avais trop de fierté pour les laisser comme ils étaient. Cependant, je ne savais pas ce que cela voulait dire ; d'un côté il y avait Samy, avec tous ces problèmes que nous avions en ce moment, et de l'autre, il y avait Gabriel, duquel je ne savais pas réellement quoi penser. Il fallait se rendre à l'évidence, je ne pouvais décemment rester hermétique à ce jeune homme, même si j'aurais voulu que ce soit le cas : il m'intriguait, il me poussait à la curiosité, il éveillait en moi de drôles de sensations. Comme c'était étrange, je ne savais dire de quoi il s'agissait, je n'avais jamais ressenti cela dans le passé, avant l'île. Peut-être que c'était ça, nous étions tous en train de devenir fous parce que nous avions vécu trop longtemps sur cette île, trop longtemps si loin de la civilisation, du vrai monde, des horloges et des buildings. De nos familles respectives, également, de tout ce qui faisait que nous avions encore une identité propre, et des personnes pour nous le rappeler. Nous ne nous rendions pas compte du degré auquel nous avions tous changé, que nous le voulions ou non, en débarquant au beau milieu de nulle part. Mais nous avions fait des rencontres, des personnes pour nous remettre à notre place et d'autre pour chambouler tout ce que nous sommes.
« Désolé que tu y aies eu droit. », affirma Gabriel en parlant de sa voisine un peu trop bavarde. J'esquissais un léger signe de tête approbateur, bien que cette fausse excuse n'ait pas l'air très sincère. Je n'y prêtai pas attention, m'excusant pour ce que j'avais fais, au feu de camps dernier. Rien ne justifiait ma conduite, après tout. Gabriel et Samy était majeurs, et je ne sortais plus avec la jeune femme. Quoi de mal, donc, à ce qu'ils s'amusent un peu ensemble, je vous demande ? Là encore, je ne saurais le dire, le fait était que je n'avais pas supporté cette vision. Autant voir Samy se faire embrasser par Jayden, le plus chastement du monde, cela n'avait – quasiment – pas eu d'impact sur moi, mais la situation était bien différente. Et après c'était moi que l'on traitait d'homme à femmes ! Quelle incohérence, tout de même, quelle injustice. Gabriel vint poser son fruit à mes côtés, à l'entrée de la tente, et se retourna pour me faire face. Je n'attendais pas de sa part qu'il s'excuse aussi – puisque c'était moi qui venait de m'excuser – mais ce fut néanmoins ce qu'il fit. « C'est stupide. Tu n'as pas à t'excuser, ce serait plutôt à moi de le faire. », me dit-il tout en me regardant bien droit dans les yeux. Je ne décelais plus de gêne lorsqu'il s'adressait à moi, il y avait deux explications à cela : soit il avait renversé son opinion et sa position pour passer à autre chose, donc affaire résolue – ou pas -, soit il avait accepté l'idée qu'un homme puisse lui plaire. Je ne saurais le déterminer, pas par un simple regard neutre comme celui qu'il me lançait. « Alors je m'excuse. Je n'ai pas réfléchi à ce que je faisais. », s'excusa-t-il d'un ton et d'un air qui se voulaient plutôt sincères. Waow, j'avais eu droit à des excuses, j'avais du mal à réaliser. Je ne lui en avais pas demandé autant, sans doute s'était-il senti obligé, mais tout ce que je pouvais dire, c'est que ce n'était pas rien. Une petite moue amusée prit place sur mes lèvres, je me détendais un peu. « On oublie tout ça ? », proposais-je, tendant vers lui une main amicale pour qu'il la serre.
Aussi surprenant que cela puisse paraître compte tenu de tout ce qu'il m'avait déjà fait voir, je ne le détestais pas. Oh j'aurais pu, bien sûr, oui, mais c'était bien plus facile de détester que de pardonner et de tenter d'améliorer les choses. Et là encore, je n'optais pas pour la voie de la facilité, parce que j'avais l'infime conviction que Gabriel méritait mieux que cette réputation qui lui collait à la peau. J'avais entendu certaines personnes parler de lui comme de quelqu'un de froid, de fils à papa pourri gâté qui se croyait au-dessus de tout et mieux que tout le monde. Certes, il avait peut-être un passé qui expliquait certains … traits de caractère, mais il ne fallait pas non plus le juger trop vite ; il était lui-même sans doute bien plus sympathique qu'il ne le croyait. « Je ne pensais pas te revoir, pas après... Pas après notre dernière entrevue au phare, à vrai dire. », m'apprit-il. Je laissais ma tête hocher légèrement, à vrai dire je partageais plutôt son opinion, et ne tardais pas à le lui faire savoir. « Pour tout te dire... moi non plus. Mais j'aurais jugé dommage de passer à côté de quelque chose simplement parce que j'ai peur de ne plus me reconnaître. », annonçais-je calmement, me rendant bien compte de ce que j'étais en train de dire. C'était – je pense – relativement explicite comme réponse, bien sûr par « j'ai peur de ne plus me reconnaître », il fallait comprendre que j'avais peur d'être quelqu'un d'autre que celui que j'ai toujours été. Un homosexuel, en somme, parce que je ne pensais pas l'être, loin de là. Gabriel, vers qui mes pensées avaient été tournées pendant quelques temps – oui, j'avais bien eu le temps de penser à tout ce qui se passait – serait-il donc une exception ? Je ne saurais le dire, je ne pouvais pas avoir de preuves, je ne pouvais pas trouver de justifications. À vrai dire, j'étais un peu perdu entre tout ce que je ressentais, et n'osais deviner ce que cela voulait dire pour moi comme pour lui.

« Cow-Boy Woody et sa belle Bergère ainsi que Jessie et Buzz l'Eclair se préparent pour mille aventures. » ☆ |
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 Gabriel M. Griffin.  Survivant. ; My new Life is here • Ma Célébrité : Ryan Taylor • Nombre de messages: 1579 • Age du perso: 21 ans. • Métier avant d'attérir ici: Il n'y a vraiment que sur une île que l'on en vient a regretter le lycée. • Personne(s) côté-coeur: Don't you dare do this to me. • Mon image du moment: 
 | Sujet: Re: GABY & JASON ★ You don't bother me anymore. Ven 6 Mai - 0:48 | |
| It's a little bit funny, these feelings inside, I'm not one of those who can easily hide ...
Était-ce vraiment l'île qui était responsable de tous ces changements ? A vrai dire, je voyais difficilement d'autre explication, car il était certain que jamais tout ceci ne serait arrivé si chacun de nous nous étions trouvés sur le continent et croisés par hasard. Il était préférable de le penser en tout cas, de mettre tout sur le compte de cette île de malheur que j'avais de toute façon décidé de détester dès le premier jour. « On oublie tout ça ? » J'eus une espèce de sourire, de frémissement au coin des lèvres qui accompagna notre poignée de main. Un simple contact, juste une main tendue, un regard franchement amical. Pas de quoi s'affoler en somme, et c'est ce que j'aurais souhaité dire à l'organe douloureusement palpitant dans ma poitrine. Mais bien entendu, ce n'est pas le genre de chose que l'on peut s'enorgueillir de contrôler. Pas comme l'expression de mon visage, que je conservais le plus lisse possible, m'interdisant tout ce qui aurait pu trahir un certain trouble. Je l'étais, évidemment, pourquoi cela devrait-il changer, mais il n'était plus question qu'il s'en aperçoive. J'avais assez donné dans l'humiliation les dernières fois. Cette fois-ci ce serait peut-être bonjour-au revoir et avec un peu de chance nous n'en parlerions plus. Affaire close, fini les débats infinis qui s'engagent dans mon crâne à longueur de temps, même sans vraiment y penser ! Bien entendu je n'y croyais pas trop. Me connaissant, je n'allais pas arriver à me le sortir de la tête avant un très long moment, malgré tous les efforts que je pourrais faire, même sans le croiser pendant des mois. Sans doute était-ce pourquoi j'abdiquais, finissant enfin par accepter mon sort, et engageant une conversation qui aurait pu se révéler chaotique, dérangeante mais qui en vérité m'importait peu désormais, puisque je m'étais résolu à laisser les choses arriver telles qu'elles voudraient arriver. Inutile de préciser que c'était une première. Je lui fis remarquer l'étrangeté de sa présence, sans parvenir à déterminer si j'en étais heureux ou non. Dans le fond, je l'étais, forcément. Sa présence ne me laissait toujours pas indifférent, pour ne pas changer les bonnes habitudes... Bien que j'aurais aimé pouvoir me dire que c'était autre chose, qu'il n'agitait en moi rien d'autre que de l'indifférence et au pire des cas de l'amitié. La raison pour laquelle j'aurais pu ne pas l'être est que j'avais en horreur de toute ma confiance en moi qui s'envolait à son approche. C'était systématique désormais. Mais quelle mouche m'avait donc piquée pour que je l'embrasse ? Alcool ou non, je ne me pardonnais pas. Tous les coups du monde ne m'auraient pas fait culpabiliser autant qu'un malheureux baiser.
« Pour tout te dire... moi non plus. Mais j'aurais jugé dommage de passer à côté de quelque chose simplement parce que j'ai peur de ne plus me reconnaître. » Pause, pouce. Il me fallait deux secondes pour réfléchir, pour bien assimiler ce qu'il était en train de me dire. Ça, pour ne plus se connaître, nous étions tous deux dans la même situation, que ce soit pour la même raison ou non. Quant à passer à côté de quelque chose... Je n'osais trop m'avancer sur la réelle signification de ses paroles. Je préférais ne pas émettre d'hypothèses et attendre qu'il le dise réellement, ou que ce soit plus explicite au lieu de me jeter sur un raisonnement stupide qui ne mènerait qu'à... la déception ? Triste à dire, mais oui. Je ne voulais pas être déçu, aussi me contentai-je de froncer légèrement les sourcils, sans me rendre compte que je retenais mon souffle, soutenant son regard en tournant et retournant ses mots dans ma tête. Etait-il en train de répondre à ce que je lui avais avoué au phare de manière ? Disait-il réellement ce que je croyais qu'il était en train de dire ? J'avais peine à y croire. Je m'étais peu à peu convaincu qu'il choisirait d'oublier ce 'malentendu', et l'avoir ainsi devant moi à contester cela était en soit assez choquant. Ma main passa involontairement sur ma joue tandis que je me détournai, pour finir par m'assoir un peu en recul de l'entrée de ma tente. Je relevai les yeux vers lui, lui faisant signe de ne pas rester planté là et de s'assoir à son tour. De plus je n'aimais pas avoir à lever les yeux pour lui parler. Quand ce fut fait, je me tournai vers lui, redoutant cette fois de le regarder dans les yeux. Je le fis néanmoins, sentant mon masque d'impassibilité commencer à se fissurer. Sa proximité, encore une fois... Devais-je l'en blâmer ou l'en féliciter ?
Je finis par lâcher un petit rire, qui n'avait rien d'amusé mais qui exprimait plus mon étonnement qu'autre chose. J'aurais voulu me moquer de moi-même d'être aussi fébrile, priant pour qu'il ne remarque rien de plus que d'habitude. « Je ne m'attendais vraiment pas à ça. » m'expliquai-je, baissant les yeux sur mes pieds. J'avais la désagréable sensation d'être soudain très vulnérable, fragile presque. Que je détestais cela. « Ta présence signifie-t-elle que tu décides de courir le risque ? » demandai-je franchement, préférant être fixé. Les bonnes résolutions que j'avais prises quelques secondes plus tôt en m'interdisant de faire des suppositions trop hâtives n'avaient pas vraiment tenu la route. Je me tournai de nouveau vers lui, attendant avec un peu trop d'empressement une réponse, une réaction, tentant de lire à l'avance dans ses yeux. J'aurais presque pu me laisser emporter de nouveau, si proche de lui, loin de tout ou presque... Mais non, ce n'était vraiment pas raisonnable, surtout à cet instant où j'étais si près d'obtenir de ce que je voulais depuis un bon moment déjà. Car malgré tous les détours qu'avait fait ma pensée, j'avais toujours souhaité une seule et unique chose. Une personne. Je me fis violence pour ne pas baisser les yeux vers ses lèvres, me contentant de garder mon regard ancré dans le sien. J'appréhendais sa réponse, j'avais peur de m'être trompé. J'aurais vraiment du attendre avant d'espérer à ce point.
[hj; pardon pour cette réponse qui ne vaut pas grand chose je ferais mieux pour la suite, en même temps c'est pas bien difficile x) ]

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 Jason K. Cooper.  ✖ MISTER Celebrity destruction breeds creation ≈ • Ma Célébrité : Kevin Flamme • Nombre de messages: 5140 • Age du perso: 24 ans • Métier avant d'attérir ici: Mannequin • Personne(s) côté-coeur: Il y a bien une personne qui le chamboule, mais il n'est pas sûr que ce soit la bonne voie à emprunter. • Mon image du moment: 
 | Sujet: Re: GABY & JASON ★ You don't bother me anymore. Ven 6 Mai - 20:35 | |
| Dites-moi une chose. Pourquoi est-ce qu'il fallait toujours que l'on se rende la vie plus compliquée qu'elle ne l'était ? Finalement, j'avais tellement de problèmes avec Samy, et les filles, que je me demandais comment j'arrivais encore à penser à autre chose. Et pourtant... Pourtant c'était comme si tout se superposait dans mon esprit, un parallèle que je ne pouvais m'empêcher de faire. J'avais longuement songé à Gabriel, à vrai dire, j'avais retourné la question et soulevé le problème bien des fois dans mon esprit que j'en étais venu à me détester de trouver encore de l’ambiguïté face à toute cette situation. Il y avaient vraiment des fois où je me disais qu'il valait mieux ne penser à rien, c'était sans doute mieux que de ne plus penser du tout. C'était mieux que de s'embrouiller les méninges avec des tortures mentales qui feraient de nous des esclaves de la raison. Alors, quand nous avions mis de côté toutes ces pensées, venaient les gestes, les actions. Tout aussi destructeurs, remarque. Voilà comment j'en étais venu à l'attendre devant sa tente, alors que j'étais persuadé qu'il s'était attendu à tout sauf à ça, de ma part. Lorsqu'on y réfléchissait bien, j'étais aussi fautif dans l'histoire ; certes, il avait commencé, parce que c'était lui qui m'avait embrassé. Mais n'étais-je pas celui qui lui avait rendu visite par la suite, et ce à deux reprises maintenant que j'étais planté là, cherchant une excuse à ma présence ? Si je m'étais entendu parler, à cet instant, en parlant du « dommage de passer à côté de quelque chose simplement parce que j'ai peur de ne plus me reconnaître », je me serais sans doute giflé. Non mais écoutez-moi ! J'étais en train de lui livrer carte sur table la solution, la transcription de toutes les interrogations qui me tracassaient ces derniers temps ; comme mes pensées les plus profondes. Il n'y avait pas trente-six mille interprétations à faire de ma phrase, elle était suffisamment claire, pensais-je. Peut-être même un peu trop pour ma sécurité et mon orgueil, mais de toute façon, l'orgueil, je l'avais déjà ravalé depuis bien longtemps. Je savais ce qui s'était dit sur moi lorsque j'avais quitté Samy, je savais ce que certaines personnes pensaient, et que même si j'avais encore beaucoup d'amis, je m'étais aussi fait quelques ennemis. Mais dans le fond, tout cela m'importait bien peu parce que ces gens ne savaient rien, et ne pouvaient pas prétendre me connaître. Bon, au moins, il m'avait serré la main, il était donc d'accord lui aussi pour oublier ce léger … incident du feu de camps. Il m'invita d'un geste à m'asseoir à côté de lui, ce que je fis, silencieux. Au bout de quelques secondes, un léger rire se fit entendre, et je tournais la tête vers mon interlocuteur, me demandant bien ce qu'il pouvait trouver de drôle dans cette situation avant de finalement me rendre compte que ce n'était pas l'un de ces rires qui trahissait un quelconque amusement.
« Je ne m'attendais vraiment pas à ça. », finit-il par avouer. Je dardais mes prunelles sur son visage tandis qu'il parlait, mais lui baissa les yeux sur ses pieds. Par respect, et aussi parce que je ne savais plus du tout quoi dire pour tromper cette gêne qui semblait s'être installée, je conservais ce silence presque religieux. Je ne bougeais plus, immobile dans la position dans laquelle je m'étais assis : les genoux légèrement repliés, les mains derrière mon dos, bras tendus pour me tenir redressé. Et de là, une nouvelle question – bien plus directe et bien plus engageante que les précédentes – retentit, perçant le silence. « Ta présence signifie-t-elle que tu décides de courir le risque ? », me demanda-t-il franchement, comme s'il n'était plus du tout gêné de poser une telle question. Il venait de répondre à la question que je me posais. Étais-je décidé à courir le risque ? J'avais encore du mal à le dire, j'étais assez perdu. Disons que je n'avais pas l'habitude d'être confronté à une telle situation. D'habitude, je ne rencontrais pas d'hommes, je faisais d'eux des amis, des alliés. Mais de là à aller plus loin avec l'un d'entre eux, je n'y aurais jamais cru. Et je n'y croyais toujours pas, à vrai dire. Dans ma tête, j'étais parfaitement hétérosexuel, et je ne m'étais jamais imaginé pouvoir ressentir quelque chose de plus pour un homme. Gabriel tourna la tête vers moi, et mon regard croisa le sien. Je sentais mon cœur s'emballer légèrement ; qu'allais-je bien pouvoir répondre ? Le moment que j'avais tant redouté venait finalement de se présenter, nous y étions. Je ne pouvais plus reculer, de toute manière, je lui devais cette réponse. Autant pour lui que pour moi, d'ailleurs, c'était comme si finalement je capitulais à toutes ces pensées qui me disaient de tenter le coup. Qu'avais-je à perdre ? Je serais gagnant dans cette histoire, de toute façon. Mais j'avais peur, oui, peur d'être déçu, peur de le décevoir, peur de ne pas être à la hauteur parce que je ne connaissais rien de ce monde que je côtoyais sans m'imaginer que j'en ferais partie un jour. Peur de me perdre et de ne plus me sentir moi-même. Mais d'un côté, si je revenais sur mes pas maintenant, si je me défilais, si je choisissais la fuite plutôt que l'affront, je regretterais de ne pas être allé au-delà de ce que me dictait mon cœur. Et là, tout de suite, mon cœur l'emporta sur ma raison.
« Je n'en suis pas sûr, je ... », hésitais-je alors que pourtant la réponse était toute tracée dans mon esprit. OUI, trois lettres, ce n'était rien du tout et pourtant j'avais été incapable de les prononcer. Pourquoi est-ce que j'avais si peur ? Je me sentais débile, en fin de compte, il n'y avait pas de quoi s'affoler pourtant. Mon regard atterrit vers le sol, j'esquissais un sourire aussi bonifiant qu'éphémère, puisque mon visage reprit ses traits normaux à peine avais-je légèrement souri, et je relevais enfin mes prunelles pour les ancrer dans les siennes. J'étais prêt. Je décidais de courir le risque, de suivre mes pensées, d'oublier ma raison, même si je devais me haïr par la suite, malgré tout ce que j'étais. Parce qu'au moins je n'aurais pas ce regret, et que dans le fond je souhaitais réellement découvrir ces nouvelles choses, avec lui. « Si je ne le cours pas maintenant, je ne saurai jamais... Et prendre des initiatives permet d'échapper à l'ignorance. », commençais-je, sentant la réponse finale venir toute seule, comme guidée par ces mots que je ne contrôlais même plus. « Alors oui. Oui, je décide de courir ce risque, comme tu dis. », soufflais-je tout en le regardant, ne sachant quoi ajouter, ne sachant plus que dire ni que faire, en fin de compte. Finalement, un sourire se dessina sur mes lèvres, léger mais sincère, presque timide. Voilà bien longtemps que je ne m'étais pas senti ainsi, à vrai dire, maintenant je pouvais être serein, les choses étaient dites, on ne pouvait plus clairement les exposer. Alors pourquoi sentais-je chaque pulsation de mon sang battre dans ma poitrine, affluant un bruit sourd dans mes tympans ?
hj : Tu dis encore une fois que c'est nul et je t'assassine ! Bref, j'ai répondu vite, pardooon, mais je t'avoue que j'étais inspirée sur ce coup. Je l'ai écrite ce matin, en me levant, donc pardon si c'est un peu pourri (x

« Cow-Boy Woody et sa belle Bergère ainsi que Jessie et Buzz l'Eclair se préparent pour mille aventures. » ☆ |
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 Gabriel M. Griffin.  Survivant. ; My new Life is here • Ma Célébrité : Ryan Taylor • Nombre de messages: 1579 • Age du perso: 21 ans. • Métier avant d'attérir ici: Il n'y a vraiment que sur une île que l'on en vient a regretter le lycée. • Personne(s) côté-coeur: Don't you dare do this to me. • Mon image du moment: 
 | Sujet: Re: GABY & JASON ★ You don't bother me anymore. Sam 7 Mai - 1:03 | |
| Ne dit-on pas que c'est l'inconnu qui fait peur ? On a peur du noir lorsqu'on ne sait pas ce qui nous observe, ce qui nous attend au détour de cette ruelle sombre, lorsque l'on ne voit pas ou l'on marche. C'était précisément mon cas en cet instant. Je tâtonnais dans le noir sans réellement savoir ce que je faisais, j'étais complètement livré à moi-même et je ne reconnaissais rien. Malgré que j'ai été si certain de ce que je voulais et si heureux d'en être conscient, à présent, je ne savais plus que faire ni même que dire. S'il croyait être le seul à se retrouver complètement tétanisé face à ce qu'il se passait, il se trompait. Je n'en étais jamais arrivé à apprécier de manière autre que de façon purement amicale un homonyme masculin, et c'était tout aussi nouveau pour moi que pour lui. J'avais été si certain pendant tout ce temps que j'étais tout ce qu'il y avait de plus hétéro au monde qu'à ce jour j'avais toujours cette sorte de crainte de ma propre personne. Ce que j'avais été et sûr d'être n'était plus, les principes que je pensais immuables ne l'étaient pas tant que ça. Il y avait de quoi avoir peur, de se retrouver ainsi livré à tant de changements internes, invisibles aux yeux du monde et par conséquents face auxquels nous étions seuls. C'était clairement la raison pour laquelle j'étais allé trouver Teddie pour qu'il m'aide afin de me sentir moins seul face à ces tourment. J'avais espéré qu'en lui exposant ce qui clochait chez moi, il pourrait me sortir de mon désarrois. Et il l'avait fait, ce crétin. Il fallait avouer que malgré ses manières peu orthodoxes et inefficaces, je pouvais au moins lui attribuer une partie des mérites pour m'avoir fait accepter l'idée que oui, Jason m'attirait et que ce n'était peut-être pas si grave que ça. Bon, après, il ne fallait pas non plus oublier que c'était Teddie et que sa manière de voir les choses différait grandement de la mienne, mais enfin là n'était pas la question ; il m'avait assez retourné l'esprit pour que je cesse de me torturer à propos de Jason. Il m'avait conseillé d'aller le trouver, de lui dire clairement ce que je pensais. Je ne l'avais pas fait, je n'en avais même pas eu le courage. C'était Jason qui était venu à moi, et j'étais prêt à dévoiler le fond de ma pensée, ce qui était un début non ?
Et voilà qu'il se trouvait à quelques centimètres à peine de moi, prononçant des paroles que jamais il n'aurait prononcé auparavant. J'étais le fautif dans l'histoire, c'était clair. Il faut dire que je lui en avais fait voir des belles, des vertes et des pas mûres depuis que je m'étais aperçu qu'il ne me faisait pas l'effet qu'il aurait du me faire : c'est à dire, aucun effet. Je l'avais insulté, frappé, embrassé, et voilà que je me retrouvais à côté de lui en cet instant à presque craindre d'ouvrir la bouche de peur de dire des choses que je regretterais. Ceci dit, nous n'étions justement plus à ça près, grâce à moi. Vraiment plus à ça près non plus au vu la tournure de la conversation. Chaque mot provoquait en moi un bataillon d'émotions contradictoires que j'aurais été tout bonnement incapable de définir et encore moins de trier, tout ce que j'arrivais à percevoir était le battement assourdissant de mon sang dans mes oreilles. Relevant la tête, je lui posai enfin la question qui me brûlait les lèvres, avant d'attendre une réponse, guettant la moindre réaction, le moindre regard qui pourrait me préparer à la suite. Cette fois c'était sûr, nous franchissions un pas, une ligne invisible dont nous étions tous deux parfaitement conscients et pour ma part, qui m'avait terrifié pendant un bout de temps. La réponse me parvint enfin, hésitante, bancale. « Je n'en suis pas sûr, je ... » J'en étais presque à retenir mon souffle, me préparant à tout. S'il était ici pour me dire qu'il en avait juste foutrement mare de mes conneries, ce que je comprendrais, c'en était fini de mon égo et de ma fierté. Pour autant je n'aurais pas le droit de lui en vouloir, mais quand même. Il baissa les yeux, souriant subrepticement. Je l'observais sans rien dire, les avants-bras posés dans une position décontractée sur mes genoux légèrement repliés alors que j'étais loin de l'être. Il finit par relever la tête vers moi pour reprendre la parole. A mesure que ses mots franchissaient ses lèvres, je sentais mon cœur cogner de manière irrégulière et anarchique dans ma poitrine. « Si je ne le cours pas maintenant, je ne saurai jamais... Et prendre des initiatives permet d'échapper à l'ignorance. Alors oui. Oui, je décide de courir ce risque, comme tu dis. » lâcha-t-il dans un souffle.
J'avais presque renoncé à entendre ceci malgré mes espérances. Et maintenant que ses paroles me parvenaient, je n'arrivais pas à dire ce que cela déclenchait en moi. En fait, ce fut surtout le vide total, le 'blanck' que l'on rencontrait parfois sur internet lors d'un bug. Voilà c'était ça, j'étais incapable d'accéder à la moindre réaction, pensée, parole sensée. Tout ce qui me vint à l'esprit un court instant fut de me dire simplement : « Alors voilà, nous y sommes. », tandis que j'accrochais toujours son regard sans réagir. J'aurais aimé que quelqu'un soit la pour me tapoter la joue et me dire « eh oh, réagis, c'est à toi qu'on parle là ». Son sourire discret fut ce qui me réveilla, et ce qui m'amena également à sourire. Un demi sourire, de ceux que l'on essaye de ne pas faire trop grands de peur de laisser trop transparaître la totale félicité du moment. C'était stupide, mais je ne me souvenais pas d'avoir ressenti quoi que ce soit de semblable sur l'île. Mes derniers souvenirs en matière de 'couple', réellement, remontaient à New York quand j'étais encore adolescent et que j'étais tout juste mis dans le bain des sentiments. Sur l'île, les quelques histoires que j'avais eues n'avaient pas eu grande importance à mes yeux parce je n'avais jamais jugé utile de faire attention à des choses aussi peu signifiantes que la fidélité ou juste parce que je n'avais pas eu envie de m'attacher à la jeune femme. Dans le cas de Jason, j'avais mis tant d'importance dans son prénom, dans sa personne même que je me sentais incapable de considérer ce qui allait suivre, notre histoire en définitive, comme toutes les précédentes. Car c'était ce qui était sur le point de commencer, n'est-ce pas ? Une histoire à deux, un chemin commun que nous emprunterions aussi longtemps que possible. Nous n'avions aucune garantie que cela marcherait, que nous ne nous trompions pas sur toute la ligne. Mais j'étais prêt à courir le risque de ne plus me reconnaître ou simplement de faire une erreur, et lui aussi selon ses dires. Alors, oui vraiment : nous y étions.
Mes discussions internes avec moi-même n'avaient pas excédé quelques secondes, pourtant il semblait que j'avais mis un temps fou pour retrouver ma voix. Elle se fit néanmoins entendre, basse et quelque peu hésitante, mais qu'importe, elle n'était pas partie comme je l'avais craint un instant. « Je ne pensais pas que... Que je serais si heureux de t'entendre me dire ça. Mais réellement, c'est le cas. » dis-je alors que les mots n'étaient plus d'aucune utilité. J'eus un sourire un peu plus marqué, pendant lequel je ne cessai de garder ses yeux en ligne de mire. Mon sang battait douloureusement à mes oreilles, sans aucune coordination. Finalement je décidai de me jeter à l'eau, toutes les objections que je trouvais toujours à émettre s'étaient volatilisées. Il ne restait plus que lui et moi, rien d'autre n'importait plus. Je me tournai à demi vers lui, m'approchant autant qu'il m'était possible de le faire sans me ramasser. Ma main s'avança d'elle-même jusqu'à son visage, jusqu'à sa mâchoire, l'autre main me servant d'appui au sol. Un mouvement qui m'était déjà vaguement familier quoi que lointain, mais qui était resté ancré dans ma mémoire malgré tous mes efforts pour l'éradiquer de mon esprit. Hors de question que je fasse de même avec cet instant. Sa peau sous mes doigts, ses yeux s'agrandissant à mesure que j'osais m'approcher de son visage.
Et vous savez, c'est toujours au plus mauvais moment que ce genre de truc stupide arrive. Du genre, la voisine qui revient justement de je ne sais-où avec son panier à linge sous le bras. Ses pas m'alertèrent, et il me suffit à peine un regard pour remarquer sa silhouette trapue et courbée en avant et la reconnaître, et une micro seconde pour aviser son regard perçant. Je lâchai Jason pour rabattre les pans de l'entrée de la tente, lançant un dernier regard d'avertissement à la vieille, espérant qu'elle comprenne le message implicite « Si tu racontes quoi que ce soit, tes jours sont finis ma vieille ! ». Puis, je me tournai de nouveau vers Jason, me rapprochant de nouveau assez de lui pour aller jusqu'au bout de ce que j'étais sur le point de faire. Je l'embrassai pour de bon, une main posée sur sa joue. Ce fut une chaleur absolument irrésistible qui irradia mon visage. Je ne pouvais plus répondre d'aucune logique, ni non plus à la lucidité. Je flottais quelque part au dessus de la quatrième dimension, et ça me convenait parfaitement.

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 Jason K. Cooper.  ✖ MISTER Celebrity destruction breeds creation ≈ • Ma Célébrité : Kevin Flamme • Nombre de messages: 5140 • Age du perso: 24 ans • Métier avant d'attérir ici: Mannequin • Personne(s) côté-coeur: Il y a bien une personne qui le chamboule, mais il n'est pas sûr que ce soit la bonne voie à emprunter. • Mon image du moment: 
 | Sujet: Re: GABY & JASON ★ You don't bother me anymore. Sam 7 Mai - 23:04 | |
| J'avais peut-être perdu trop de temps à me demander comment est-ce que je pourrais avoir une vie meilleure, même coincé sur cette île. Je me rappelle, allongé sur le sable, regardant le ciel en me demandant quand est-ce que j'aurais le droit, moi aussi, à ces chaleureux instants de joie, ces battements de cœur qui cognaient toujours plus fort dans ma poitrine. Combien de joies ne voyons-nous pas à nos pieds quand notre regard est perdu dans les nuages ? Tous ces mois douloureux que j'avais passé à me demander si Samy et Jenny allaient revenir un jour, toutes ces soirées que j'avais passé seul à me torturer l'esprit une fois qu'elles étaient revenues mais que tout n'était pas redevenu comme avant... Avec Gabriel, cette impression de solitude disparaissait. Je ne saurais trop comment expliquer cela, mais le simple fait qu'il ne daigne m'inviter à m'asseoir m'avait déjà fait comprendre qu'il n'était plus mon ennemi depuis bien longtemps. L'avait-il seulement été un jour ? Mes pas m'avaient guidé ici, en face de sa tente, et je savais que mes excuses ne tiendraient pas très longtemps debout ; je n'avais de toute façon jamais été très bon menteur, et vivre dans le mensonge n'était pas ma tasse de thé, cela ne me ressemblait en rien. J'aurais pu ajouter tellement de choses à mon discours, mais tellement de choses inutiles et fugaces qui ne serviraient qu'à combler ce silence qui me pesait, en fin de compte. J'aurais parfaitement pu compter les secondes, même, parce que mon cœur battait chacune d'entre elles en doubles-croches, marquant chaque temps un peu plus fort en cognant contre ma poitrine. Comme si j'étais dans l'attente d'une réponse, laissé en suspens. Comme un film que l'on aurait mis sur pause, contraignant les acteurs à ne plus respirer le temps de la reprise. Comme les quelques mesures blanches qui précédent l'annonce d'un résultat dans les émissions de télévision. Je ne bougeais plus, conservant cette position décontractée, mon estomac raide comme un piquet, prêt à se relâcher une fois seulement que Gabriel aurait parlé. Si c'était une parole que j'attendais, ce fut un geste, une mimique, qui me détendit. Il venait de me sourire en retour, et rien que pour cela, j'aurais souhaité que ce moment soit un film que l'on pourrait revoir encore et encore, et ainsi cette scène resterait gravée dans le temps. Je vous jure, le spectacle que j'avais devant les yeux méritait vraiment qu'on s'y attarde ; il y avait des gens qui s'extasiaient devant un coucher de soleil ; quoi de plus banal ? Ces personnes ne mesuraient sans doute pas la force et toute la puissance d'un sourire. Je me serais sans doute damné rien que pour un autre sourire comme celui ; car c'était l'une de ces moues que l'on regrettait une fois qu'elle avait disparue des traits de l'autre. Mon cerveau, lui, en conservait une marque bien imprimée qui se dissiperait sans doute avec le temps mais qui à mes yeux restera unique et intacte.
« Je ne pensais pas que... Que je serais si heureux de t'entendre dire ça. Mais réellement, c'est le cas. », l'entendis-je me dire d'une voix basse et un peu hésitante. Mon sourire répondit au sien, léger mais sincère, et je savais que LE moment allait bientôt arriver. Ne le niez pas, vous savez aussi bien que moi de quel moment je veux parler. De cet instant qui – en quelques sortes – officialiserait tout, qui concrétiserait notre discussion et qui nous apprendrait bien des choses l'un sur l'autre sans pour autant que nous ayons besoin de parler. Maupassant en parlait comme du premier baiser, « ce baiser sans fin qui fait se fermer les yeux, qui anéantit toute pensée dans l'incommensurable bonheur de la possession prochaine ». Bon, d'accord, officieusement ce n'était pas le tout premier, puisque nous en avions déjà échangé un, mais c'était tout à fait différent désormais. Il avait dû mûrir ça dans sa tête tout comme cela avait été mon cas, et nous avions encore évolué depuis ce feu de camps riche en émotions. Une provocation, une bagarre, un baiser. Sous l'effet de l'alcool, qui plus était. Non, celui que nous nous apprêtions à partager était bien plus … bien moins... Enfin, il était bien autre. Il serait le premier qui soit sans doute réciproque, le premier que je lui rendrais en tout état d'âme et toute conscience, le premier dans lequel je pourrais fermer les yeux sans avoir la sensation de me faire surprendre. Et sa main sur ma peau, sur ma mâchoire, et son visage se rapprochant petit à petit du mien, lentement mais sûrement. Mes prunelles s'agrandirent, reflétant la silhouette du jeune homme, tandis que mon regard oscillait entre le sien et ses lèvres, ne sachant sur lequel m'attarder. Nous y étions...
… Presque. Parce que c'est toujours quand on s'y attend le moins qu'un imprévu pointe le bout de son nez. Gabriel me lâcha, et mon regard dévia directement vers l'entrée de la tente, une silhouette abaissée devant l'entrée qui nous épiait avec deux yeux ridés par l'âge et le temps qui avait déjà passé. C'était la vieille voisine de mon interlocuteur, la même qui m'avait indiqué que c'était là que ce dernier habitait. Non mais quelle curieuse ! J'échappais un léger rire presque inaudible – il était plus proche du soupir amusé que du rire, à vrai dire, plus amusé par cette situation qu'agacé. Gabriel, quant à lui, lui asséna un regard dont l'intensité laissait tout à croire qu'elle ne devait pas parler de ce qu'elle avait vu. Il rabattit les pans de la tente de telle sorte à obstruer l'entrée, et la luminosité dans la tente se fit tout de suite plus sombre, bien qu'on y voyait encore bien clair. Mon vis-à-vis se tourna à nouveau vers moi, et là – pour de vrai, cette fois – nous vécûmes cet instant qui balayait tout le reste. Au diable la vieille qui nous avait vus, au diable cette île, au diable tout le monde. Il n'y avait plus que lui, et moi. Mes paupières se fermèrent presque immédiatement, tandis que mes lèvres, par opposition, s'écartèrent l'une de l'autre. Je fus dans un premier temps pantois devant ce contact labial, des centaines de papillons me chatouillaient les tripes, mais je me ressaisis bien vite et passais une main sur le col de Gabriel, que je serrais pour garder contre moi, lui rendant un baiser tendre et passionné. Si j'avais imaginé que cela produise un tel effet... Non, je n'aurais pas pu l'imaginer, à vrai dire, c'était l'un de ces moments qu'il fallait vivre plutôt que rêver. Lorsque nos lèvres se séparèrent et que notre baiser se rompit, je restais d'abord respectueux du silence, sentant son cœur battre sous mes doigts accrochés à son t-shirt. Je gardais mon front collé contre le sien, et les paupières closes quelques instants, pour me remettre de tout ce chamboulement. J'attendis quelques secondes avant de murmurer. « J'étais... loin de m'imaginer que je partagerais à ce point ton bonheur. », finis-je par dire. « Je veux dire, avec autant d'intensité. », ajoutais-je inutilement, puisqu'il devait déjà avoir compris. Je rouvris les paupières, me reculant pour l'observer. Même si nous étions seuls, pour une fois, le regard des autres n'avait pas d'importance. Pour une fois, ce qui comptait c'était comment moi je me voyais. Comment je me sentais. Dans ma vie de mannequin, jamais on ne m'avait demandé mon avis sur les vêtements que je portais, je devais les porter, c'était tout. Aujourd'hui, je revêtais un tout autre costume et j'avais envoyé baladé tous ces préjugés, tous ces idées préconçues, et ce pour mon plus grand bonheur. On disait que les yeux étaient aveugles lorsque l'esprit est ailleurs, et à ce moment-là, je n'avais pas besoin d'ouvrir les paupières pour deviner que j'étais aveuglé par tout ça, comme si la terre s'était arrêtée de tourner, comme si le monde n'avait plus d'autre raison de tourner que pour celle de graver ces douces secondes dans nos esprits respectifs.

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 Gabriel M. Griffin.  Survivant. ; My new Life is here • Ma Célébrité : Ryan Taylor • Nombre de messages: 1579 • Age du perso: 21 ans. • Métier avant d'attérir ici: Il n'y a vraiment que sur une île que l'on en vient a regretter le lycée. • Personne(s) côté-coeur: Don't you dare do this to me. • Mon image du moment: 
 | Sujet: Re: GABY & JASON ★ You don't bother me anymore. Lun 16 Mai - 22:23 | |
| Une plénitude totale. Un sentiment d'intense satisfaction qui m'effrayait un peu, accompagnant un autre sentiment qui n'éclaterait que plus tard mais qui ajoutait au moment une note salée. Pour l'instant, je sentais cet organe que l'on disait vital se gonfler sous le coup de ce trop plein de joie, ou tout du moins ce qui s'en rapprochait le plus. Vital, je ne sais pas. J'avais l'impression de vivre plus que jamais à mille mètres au dessus du sol, mais ce n'était certainement pas grâce à mon cœur. Enfin si, métaphoriquement parlant sans doute, mais dans l'immédiat je le devais plutôt à une personne. A Jason. Si j'avais imaginé penser cela un jour... J'aurais pu m'inquiéter du côté 'officiel' de ce baiser, mais honnêtement, j'étais trop oublieux de ce qui m'entourait pour m'en soucier. Le mouvement de nos lèvres bougeant à l'unisson dans un baiser que je qualifierais aisément de parfait -et accessoirement de pétrifiant- m'empêchait de penser à autre chose qu'à ce contact. Non, pardon, de penser tout court. Mon cerveau ne m'était plus utile qu'à assimiler la palette de sensations qui étaient miennes ; outre ce contact labial qui réussissait à éclipser tous les doutes que j'avais eu, sa main venant trouver mon col et m'empêchant de me soustraire -loin de moi cette idée- vint accentuer l'impression que je me désintégrais complètement pour m'envoler je ne savais où à la façon des papillons qui s'agitaient dans mon estomac. L'anarchie qui régnait dans ma poitrine finit par se trouver à son paroxysme, car mon cœur ne pouvait décemment battre plus fort qu'il ne le faisait déjà. Et sa main était posée de telle sorte qu'il me parut impossible qu'il ne sentit pas les pulsassions sous ses doigts. Peut-être m'en serais-je inquiété également en temps normal, mais cette pensée m'effleura à peine, uniquement au moment où nos lèvres rompirent le contact et que nous nous reculâmes. Juste un peu, juste assez pour nos fronts se touchent toujours. Si j'avais imaginé ça... Je n'avais pu m'empêcher d'y penser, c'était inévitable, mais ça... Non, j'avais été loin de croire cela possible. Ça dépassait tout entendement, en réalité. Je crains un instant que le silence qui suivit soit du au fait qu'il puisse regretter, qu'il ait été déçu ou je ne sais quoi d'autre, jusqu'à ce qu'il ne balaye mes doutes de simples paroles. « J'étais... loin de m'imaginer que je partagerais à ce point ton bonheur. Je veux dire, avec autant d'intensité. » Ses mots eurent un comme effet immédiat de me faire sourire de nouveau. Chose plutôt surprenante, il faut l'avouer, sourire n'étant pas franchement dans mes habitudes. Encore une chose que Jason venait balancer dédaigneusement par la fenêtre, puisque cette expression si peu familière ne semblait pas vouloir quitter mon visage, et ce uniquement par sa faute.
Il se recula. Et là, la vérité nue m'éclata en pleine poire. J'avais toujours considéré -d'aussi loin que remontait la première fois que j'avais envisagé une telle situation- tout ça comme... une espèce d'utopie irréalisable, comme toute utopie qui se respecte. Pourtant nous y étions réellement et le contre-coup de l'euphorie qui avait suivi le baiser se trouva soudain réduite en cendres. La panique, l'angoisse de ne pas savoir quoi faire, de ne pas savoir comment me comporter. A priori, une relation avec un homme ne différait pas tant que ça d'une relation avec une femme pourtant. A priori, puisque je n'en savais strictement rien, à vrai dire, et là résidait toute mon inquiétude à notre sujet. J'aurais du m'en inquiéter avant, et je l'avais fait, mais de manière totalement superficielle puisqu'au fond de moi je n'y avais jamais cru. Mon sourire se fana quelque peu, rien qu'un peu mais assez pour qu'il le remarque, à n'en pas douter. Ma main quitta son visage pour venir prendre celle qu'il avait posée non loin de mon cœur, entremêlant mes doigts aux siens en me délectant du simple fait de pouvoir le toucher ainsi sans avoir à m'en soucier le moins du monde. Gardant mon regard toujours dans le sien, ne voulant pas perdre une miette de ce qu'il s'y passait, je commençais à sentir l'appréhension avoir raison de moi. Ce furent des mots, une pelle de mots dont on aurait très bien pu se passer qui se mirent à se déverser de ma bouche, à envahir la bulle qui s'était créée quelques secondes plus tôt. Elle ne disparut pas, elle fut simplement saturée de paroles pressées, d'une angoisse sous-jacente qui avait le malheur de se manifester ici et maintenant. C'était donc ça, cette sensation étrange qui était apparue au moment où j'avais enfin l'audace de l'embrasser vraiment. Je me penchai de nouveau en avant, embrassant de nouveau rapidement ses lèvres avant de me reculer de nouveau. Quelques centimètres de son visage et c'était déjà trop. « Ça me rend nerveux. » commençai-je avec un demi-sourire. « De ne pas savoir comment faire avec toi, même si je ne doute pas que... » Que quoi ? Que rien du tout, j'aurais bien mieux fait de la fermer. Je ne pouvais pas, c'était mes émotions qui parlaient pour moi. J'avais de nouveau l'impression d'avoir quinze ans, de découvrir les habitudes troublantes d'une vie de couple, et de patauger de nouveau dans cette incertitude teintée de peur qui accompagnait toutes les premières fois. C'était à la fois nouveau et familier, grisant et terrifiant. A vingt ans, il était encore heureux que je puisse découvrir de nouvelles choses, de nouvelles sensations telles que celles qui m'assaillaient en cet instant, je le savais mais n'en demeurais pas moins surpris. « Je ne cherche pas à tout gâcher, même si il est certain que c'est exactement ce que je suis en train de faire. Je voulais juste que ce soit dit, peut-être que ça m'aidera, peut-être pas... » Mon dieu, je parlais trop. J'eus une moue désolée, effleurant de nouveau ses lèvres dans un sourire. A peine un baiser, qui se poursuivis le long de sa mâchoire et de sa joue. Je me rendis alors compte avec cette proximité qui me grisait que je n'avais strictement aucune raison d'appréhender pour quoi que ce soit. « Je me tais » soufflais-je à son oreille. « Oublie même tout ce que je viens de dire, c'est bien plus facile que je le pensais. ».
[Je pense que j'éditerais deux trois trucs parce que je suis pressée et que je voulais absolument poster ce soir Désolée, j'aurais pu faire mieux encore une fois. ]

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 Jason K. Cooper.  ✖ MISTER Celebrity destruction breeds creation ≈ • Ma Célébrité : Kevin Flamme • Nombre de messages: 5140 • Age du perso: 24 ans • Métier avant d'attérir ici: Mannequin • Personne(s) côté-coeur: Il y a bien une personne qui le chamboule, mais il n'est pas sûr que ce soit la bonne voie à emprunter. • Mon image du moment: 
 | Sujet: Re: GABY & JASON ★ You don't bother me anymore. Jeu 26 Mai - 17:34 | |
| Je ne niais pas que – dans l'incommensurable plénitude et bien-être de la situation présente – je crevais de trouille. C'était la toute première fois qu'une telle expérience m'arrivait, et jamais je n'aurais pu imaginer que je vivrais ces moments un jour. J'en étais le premier surpris, si vous voulez tout savoir, parce que je savais – j'en étais persuadé, j'en avais l'intime conviction – que je n'étais pas homosexuel. Non, c'était sûr même, j'étais attiré par les femmes. Par les femmes, certes, et par Gabriel aussi. Damned. Pourquoi est-ce qu'il fallait toujours que les choses soient si complexes ? Pourquoi n'avais-je pas été dégoûté par ce contact si proche avec le jeune homme ? Cela aurait bien simplifié les choses, au moins j'aurais été fixé. C'était ce que j'avais cherché, quelque part, en venant jusqu'ici, j'avais cherché une réponse à mes songes de ces derniers temps : est-ce que je serais capable de me lancer dans une telle aventure, est-ce que c'est moi, est-ce que j'assumerais, est-ce que mes pensées allaient trop loin par rapport à ce que je souhaitais en réalité ? Toutes ces questions qui avaient volé en éclats lorsque mes lèvres avaient rencontré les siennes, pour la seconde fois. Mais pour la première véritable fois, dans le sens où ce baiser avait été un partage, un communion, l'expression réciproque de ce que nous pensions l'un et l'autre, l'un de l'autre. Jamais je n'avais encore partagé un tel baiser avec un homme, et jamais encore on ne m'avait embrassé de cette manière, tant et si bien que j'en fus agréablement surpris, d'où ma réaction qui ne put se traduire autrement que par un sourire, un énième sourire qui fleurissait sur mes lèvres. Et les paroles qui fusèrent de sa bouche comme une fusée, un flot de paroles – si elles auraient dû me faire paniquer, au contraire – me confortèrent dans l'idée que je n'étais pas le seul à être nerveux, je n'étais pas le seul à sentir la panique me clouer la gorge.
« Ça me rend nerveux. De ne pas savoir comment faire avec toi, même si je ne doute pas que... », s'arrêta-t-il soudainement au beau milieu de sa phrase. Que … ? Alors je laissais mon esprit et mes pensées inventer la fin de la phrase. « Qu'il en va de même pour toi », était une alternative qui me paraissait correcte, mais respectueux de ses aveux, je ne pipais mot et restais silencieusement là, à l'observer. S'il savait à quel point ça me rendait nerveux aussi, de ne pas savoir comment m'y prendre parce que je n'ai jamais vécu ça, parce que je ne me suis jamais intéressé qu'aux femmes, parce que j'étais perdu par le flot de sensations nouvelles qui venaient balayer de tout mon être ce que je connaissais déjà de l'amour, de la tendresse, de toutes ces choses auxquelles on donne un nom juste parce qu'il faut les nommer pour pouvoir en parler, mais de ces notions qui se passent volontiers de mots lorsqu'on les vit. « Je ne cherche pas à tout gâcher, même s'il est certain que c'est exactement ce que je suis en train de faire. Je voulais juste que ce soit dit, peut-être que ça m'aidera, peut-être pas... », affirma-t-il en esquissant une petite moue désolée. Mes lèvres se refermèrent en un sourire plus léger, presque comme compatissant. Au moins, lui, avait eu le cran de l'énoncer à haute voix, et même si j'aurais pu mourir de trouille face à toute cette situation, le simple fait qu'il ait avoué que lui aussi était hésitant – même s'il savait ce qu'il voulait – m'aidait beaucoup. Nous étions donc sur la même longueur d'ondes, pas plus avancé l'un que l'autre, et ça, c'était à mon avis un bon point. Et ce n'était pas grave, nous progresserions ensemble, nous découvririons tout ça ensemble, c'était peut-être même mieux, dans le fond. « Tu n'es pas en train de tout gâcher, tu es en train d'avouer nos craintes à tous les deux, je crois. », dis-je totalement inutilement. Mais tais-toi, Jason, bon sang ! TAIS-TOI ! Là, c'est toi qui vas tout gâcher. Je me rendais compte du degré duquel mes paroles étaient sans fond, sans aucune utilité, c'était du surplus. Mais heureusement, Gabriel rattrapa bien vite la gêne occasionnée, se rapprochant de nouveau de moi pour sourire contre mes lèvres, un baiser qui n'en était pas vraiment un, avant que ses propres lèvres ne se propagent le long de ma joue, de ma mâchoire. Et soudain je réalisais en même temps que lui que je n'avais aucune raison de m'inquiéter, qu'en fin de compte les gestes rattrapaient les mots dans un naturel inédit. « Je me tais. Oublie même tout ce que je viens de dire, c'est bien plus facile que je le pensais. », souffla-t-il à mon oreille. Je frissonnais, ne sachant si c'était à cause du soufflement qui m'avait chatouillé l'oreille, ou si c'était à cause de ses lèvres qui avaient parcouru ma peau. J'étais … troublé, oui, je crois que c'est le mot. Troublé, par toute cette chaleur qui envahissait mon être tout entier, par ces frissons contradictoires sur ma peau alors qu'intérieurement je brûlais. Et si j'aurais pu être capable de penser, de réfléchir à nouveau, je me serais sans doute souvenu des paroles de Zweig qui disait que « rien ne trouble plus puissamment quelqu'un que la réalisation subite de son ardent désir ». Un court instant, mes paupières se fermèrent lentement, comme si je cherchais la respiration nécessaire afin de ne pas m'asphyxier de plaisir, de bien-être.
« C'est déjà oublié. », murmurais-je tout en passant mes doigts dans sa nuque, caressant lentement l'arrière de ses cheveux d'un geste tendre avant de me faire plus pressant. Je me servis de cette main d'accroche pour retrouver ses lèvres et les presser contre les miennes, dans un baiser peut-être un peu plus fougueux que les précédents, me redressant sur mon torse en me penchant sur mon vis-à-vis. C'était comme si soudainement toutes mes peurs s'étaient envolées, comme si une force supérieure me poussait contre cet individu alors que j'ignorais même comment m'y prendre avec lui, comme si cette force guidait mes membres, avide elle aussi des lèvres et de la peau de Gabriel.

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